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 LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870

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laurent1488

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MessageSujet: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Lun 29 Oct 2012 - 19:35

Bonjour,
Pour rebondir sur la découverte de Peguy (Livret militaire saxon trouvé à Champigny)

je vous propose un petit post sur les francs tireurs durant ce conflit.
agrémente de quelques photos de coiffure.
l'essentiel des documents proviennent du livre suivant :
La Guerre de 1870 -71 – L' Investissement de Paris
Librairie militaire R. Chapelot et Cie – 1908

bonne lecture
cordialement
Laurent

les conditions dans lesquelles les corps francs autorisés par l'instruction du 28 mars 1868(1), la large extension que ces unités prirent, dès le début de la guerre, La situation exacte et complète des corps de volontaires qui existaient à Paris au moment de l'investissement, précisément par suite de toutes les hésitations qui présidèrent à leur formation, est difficile à établir.
Le bureau de la garde nationale mobile du Ministère de la Guerre a bien publié un tableau de ces corps organisés en 1870-1871, mais ce document ne donne que les dates des autorisations qui leur furent accordées. Ces autorisations précédaient parfois la création mais généralement la suivaient, à des intervalles plus ou moins longs. Des unités, en assez grand nombre, ne demandèrent l'autorisation que bien longtemps après leur formation pour se conformer au décret du 11 octobre qui les astreignait à une revue d'effectif, passée par l'Intendance militaire et les assimilait, sous le rapport de la solde et des vivres, à la garde nationale mobile. Ce décret précisait qu'il ne serait plus délivré d'autorisation de lever des corps francs, à dater de sa promulgation. Certaines unités formées refusèrent de s'y soumettre et continuèrent cependant à exister, en dehors, par conséquent, de l'autorité des Ministres de la Guerre ou de l'Intérieur.
Tout ceci explique la difficulté que l'on a éprouvé à dresser la liste, probablement incomplète, des corps francs qui prenaient part à la défense de Paris à la date du 19 septembre.
Le 28 août, le Ministre de l'Intérieur ne reconnaissait que cinq corps sous son administration, dans la Seine : la Guérilla française, les Volontaires de la Seine et l'escadron des Éclaireurs à cheval, le corps détaché de la Garde sédentaire de Paris et les Francs-tireurs de Saint-Denis. Au 31 août, le Ministre de la Guerre n'avait autorisé, dans le département de la Seine, que la formation de trois corps destinés à agir en province :
les Volontaires de la Seine et la Guérilla française, déjà autorisés par le Ministère de l'Intérieur, et les Francs-tireurs de Neuilly.

Mais en dehors de ces corps, beaucoup d'autres existaient, soit en instance d'autorisation, soit en dehors de toute consécration officielle, et l'on a retrouvé, dans des documents antérieurs au 19 septembre, la trace de trente corps de francs-tireurs





KÉPI DE FRANC TIREURS PEUT ÊTRE ATTRIBUABLE AUX ÉCLAIREURS MOCQUART





A la même époque, un certain nombre de formations de province tiennent la campagne aux environs de Paris. Ce sont : les Francs-tireurs de Londres et de Boulogne-sur-Mer, à Creil ; les Éclaireurs de Seine-et-Marne (commandant LIÉNARD), les Éclaireurs rouennais (capitaine DESSEAUX), entre Rouen et Mantes ; les Guides forestiers de l'Yonne (capitaine de KERVAN, sous-inspecteur des forêts), les Francs-tireurs de Vaulx (Seine-et-Marne).
D'autres corps francs, formés à Paris, avaient déjà quitté la capitale lors de l'investissement. Parmi eux se trouvaient les Francs-tireurs de Neuilly, commandés par M. SAGERET, qui partirent le 3 septembre pour Belfort, les Francs-tireurs de Saint-Denis dirigés sur Belfort le 31 août, les Francstireurs alsaciens (M. BRAUN, lieutenant au 63e d'infanterie échappé de captivité), envoyés à Belfort, le 6 septembre, les Quarante-gentilshommes de Paris, comprenant 40 officiers. Ce dernier corps, organisé en septembre, fit partie de l'armée des Vosges et fut licencié le 20 octobre 1870. A la suite de l'application du décret du 11 octobre, le Ministre de la Guerre put établir une liste plus exacte des corps francs existants. Ceux qui passèrent à Paris la revue d'effectif imposée, furent au nombre de 24 unités d'infanterie et de cavalerie, 20 unités d'artillerie (compagnies ou batteries). Par contre, 14 corps, reconnus antérieurement par le Département de la Guerre, ne voulurent pas s'astreindre à cette formalité.


FRANCS TIREURS DE LA PRESSE AU COMBAT

RENSEIGNEMENTS SUR QUELQUES CORPS FRANCS

Volontaires de la Seine (1er régiment d'éclaireurs). Ce corps, nommé d'abord Volontaires de la Seine, puis plus tard, 1er régiment d'éclaireurs, était en voie d'organisation dès le 15 août, sous la direction de M. MOCQUART, chef d'escadron démissionnaire. Il fut autorisé le 20 août 1870. La veille, le Ministre de l'Intérieur l'avait mis à la disposition de son collègue de la Guerre. Des quêtes furent faites chez les habitants pour subvenir à ses besoins. Il comprenait des unités d'infanterie et de cavalerie.

Guérilla française (Francs-tireurs de la Seine). Deux compagnies autorisées officiellement, le 25 août, et placées sous les ordres de M. ROUDIER. Leur effectif, au 28 août, était de 10 officiers, 10 sous-officiers et 189 soldats(5). D'après le tableau publié en 1871 par le Ministère de la Guerre, ce corps aurait été licencié le 19 septembre, à Paris, puis réorganisé en province.

Francs-tireurs de la presse. Corps organisé dans les premiers jours de septembre et autorisé officiellement le 9. Son commandant, le romancier Gustave AYMARD, qui semble avoir été le promoteur de cette formation, déclarait, le 26 septembre, avoir réuni 600 hommes et dépensé 35.000 francs de ses propres deniers pour leur équipement.
Le 18, une compagnie de francs-tireurs de la Presse fit une reconnaissance vers Charenton, Maisons- Alfort, sous les ordres du capitaine BACHELERY. Le bataillon fut ensuite envoyé à Aubervillers.

Francs-tireurs des Lilas. La demande de formation de ce corps, destiné à éclairer le front comprise ntre la porte de Belleville et celle de Ménilmontant et recruté parmi les chasseurs avec l'appui moral et pécuniaire du Conseil municipal des Lilas, fut adressée au Ministre le 23 août, par M. Thomas ANQUETIL, rédacteur au Spectateur militaire. Il ne fut d'abord pas fait de réponse à cette demande qui fut renouvelée le 5 septembre(10). Le 7 septembre, son organisateur avait réuni 48 hommes(11) qui formèrent une compagnie, laquelle fut armée de chassepots et reçut, le 12 novembre, le droit à la solde et aux vivres. Dans la nuit du 18 au 19 septembre, elle occupa, en embuscade, les barricades établies sur la route de Villemonble à Rosny. Les jours suivants, elle effectua des reconnaissances quotidiennes sur les mêmes
terrains(13). Ce corps fut licencié et désarmé en vertu d'une décision ministérielle du 23 novembre, mais M. Thomas ANQUETIL fut autorisé à le reconstituer sur de nouvelles bases par une autre décision du 21 décembre.



ÉCLAIREUR DE LA SEINE
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digo

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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Lun 29 Oct 2012 - 19:45

Merci Laurent,
Voici un sujet intéressant et, à ma connaissance rarement traité
/biere/ /merci/
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LeXav

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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Lun 29 Oct 2012 - 19:52

Bonsoir

sujet très sympa et atypique !
Comment était traités les francs tireurs pris par l'es allemands ??? comme prisonniers de guerre ou fusillés comme civils pris les armes à la main sans autre forme de procès ?

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laurent1488

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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Lun 29 Oct 2012 - 20:00

LeXav a écrit:
Bonsoir

sujet très sympa et atypique !
Comment était traités les francs tireurs pris par l'es allemands ??? comme prisonniers de guerre ou fusillés comme civils pris les armes à la main sans autre forme de procès ?


Bonjour xavier,
normalement, les francs tireurs pris par l'ennemi etaient "théoriquement" protégés car leurs création rendu légal et prévus par le gouvernement dès 1868, Mais.....plusieurs cas furent rapportés ou ils furent tout simplement fusillés par les Allemands.
cordialement
Laurent
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LeXav

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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Lun 29 Oct 2012 - 20:07

Re

Merci Laurent pour ce complément d'info
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laurent1488

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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Lun 29 Oct 2012 - 20:17

voici la présentation de quelques autres corps francs parmis les plus connus:

Légion des volontaires de la France.

Autorisé par le Ministre de la Guerre, à la date du 7 septembre(7), ce corps était en formation au moment de l'investissement. Il avait été recruté principalement dans la colonie polonaise de Paris, sous la direction du général HEIDENRICH, qui avait adressé une demande à cet effet au Ministre de la Guerre le 31 août. Au 7 septembre, il comprenait déjà deux compagnies de ligne et une compagnie de chasseurs. Son chef fut le lieutenant-colonel Charles CAILLOUÉ. Son effectif était fixé à 259 hommes. Les titres des officiers furent envoyés par le Ministre de la Guerre le 28 septembre seulement, ce qui explique
que c'est cette date qui figure sur le tableau du Ministère.
Cette légion comprit également un escadron commandé par M. G. FOULD et le capitaine d'ESTAMPES et monté au moyen de chevaux prêtés par les marchands de chevaux.

Francs-tireurs sédentaires.


Corps autorisé par décision ministérielle du 9 septembre) et composé d'hommes de 30 à 60 ans, commandés par l'organisateur, M. DESCHAMPS. L'effectif au 26 octobre était de 30 hommes qui furent employés surtout au service des secteurs, intra muros.

Éclaireurs de la garde nationale de la Seine. M. de RIBAUT, officier de la garde nationale, demanda, dans le courant d'août, l'autorisation de former un corps d'éclaireurs de la garde nationale sédentaire. Le commandant de la garde nationale ayant donné un avis défavorable, cet embryon d'organisation fut abandonné le 22 septembre. Cette idée fut reprise quelques jours plus tard par le lieutenant-colonel de JOINVILLE, avec l'agrément du général TAMISIER. Le Gouverneur approuva cette formation. Les éclaireurs étaient déjà armés comme gardes nationaux et n'avaient par conséquent pas d'armes à toucher. A la date du 30 septembre, la solde leur fut allouée. Ils s'installèrent, sous les ordres de M. de JOINVILLE, au collège Rollin. L'effectif ne devait être que de 250 hommes. Toutefois, au 5 octobre, il était de 12
officiers et 262 hommes, répartis en 6 compagnies.



KÉPI DE COMMANDANT DE LA GARDE NATIONALE PEUT ÊTRE AUSSI ATTRIBUABLE AUX ÉCLAIREURS DE LA GARDE NATIONALE

Légion étrangère « Les Amis de la France. »


En formation dès le 10 septembre sous la direction du général belge VAN der MEEREN qui prit comme noyau une troupe composée de Belges, d'Anglais et d'Italiens qui manoeuvrait sur la scène du théâtre du Palais-Royal. Sur la recommandation du directeur du théâtre, le maire de Paris signala cette troupe au Gouverneur. L'autorisation ayant été accordée le 13 septembre, ce corps reçut du Ministère de la Guerre 300 fusils Snider, à baïonnette, et 30.000 cartouches. Le 19 septembre, la légion fut mise, par le Gouverneur, à la
disposition de l'amiral COSNIER. Dans le courant d'octobre, l'effectif s'élevait à trois compagnies, et, en novembre, ces unités furent placées sous les ordres du général d'EXÉA. La solde et les vivres de campagne leur furent accordés le 20 novembre.



FRANCS TIREURS DE LA LÉGION DES AMIS DE LA FRANCE
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LEOMONT

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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Jeu 1 Nov 2012 - 0:32

Merci Laurent,pour la qualité de tes sujets.
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jupiter
Banni


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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Jeu 1 Nov 2012 - 0:52

Bonsoir

Quelques photos:



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jupiter
Banni


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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Jeu 1 Nov 2012 - 0:53

Et une peinture:

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proftournesol



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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   Mer 30 Jan 2013 - 20:24

Bonjour,

j'apprécie beaucoup tous ces posts et topics sur le guerre de 1870. Ils sont très intéressants et bien documentés. Par contre, je ne comprends pas le rapport entre la peinture postée au dessus et les francs tireurs ? Sur cette peinture de la bataille de Bazeille on ne distingue que des troupes régulières, notamment les troupes de ligne (on distingue aussi un turcos et un chasseur à pied sur le peinture).

Sur d'autres peintures (dont je ne peux poster le lien, trop nouveau membre !) on distingue des civils armés cependant (à Bazeilles, donc).
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MessageSujet: Re: LES FRANCS TIREURS DURANT LA GUERRE DE 1870   

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