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 La GARDE IMPERIALE 1870

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jupiter
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 12:11

Bonjour

je poursuis avec la cavalerie....extrait military-photos.com study

La cavalerie est, quant à elle composée du régiment de Cuirassiers, des Dragons de l'Impératrice, des Lanciers de la Garde et des Chasseurs à cheval. En outre, un régiment de parade, les Guides, est crée en 1852.

Photo de JR92

Le régiment des dragons de la Garde est créé le 1/7/1856 et est renommé régiment des dragons de l'Impératrice en 1857. Il recrute principalement ses cavaliers parmi les hommes des 6e et 7e dragons ayant fait campagne en Crimée.

Il est engagé durant la campagne d'Italie à la bataille de Solférino, mais n'y subit pas de pertes.


En 1870, le régiment est embrigadé avec les Lanciers de la Garde, sous le commandement du général de France. Le 16 aout, les dragons qui avaient escorté le souverain jusqu'à son départ pour Verdun, rejoignent la division de cavalerie du général Legrand pour couvrir la droite de l'armée. Au moment de la grande charge de cavalerie sur le plateau d'Yron, l'héroïque colonel Dupart se retourne vers son régiment et commande d'une voix calme dont aucune émotion ne trahit la clarté, comme sur le champs de manoeuvre "Escadrons, à gauche, au galop. Garde à vous pour charger ! Sabre mains!". A peine le régiment est il ébranlé que le cri "Chargez !" sort des poitrines de tous les officiers. Le colonel brandit alors son sabre et enfoncant ses éperons dans les flancs de son cheval, il s'élance seul en avant de la ligne des officiers. "Allons mes dragons, allons, il y en aura un pour chacun de nous et vive l'Empereur !"

Le choc est si terrible que les uhlans d'abord attaqués ouvrent leurs rangs pour laisser passer les dragons qu'ils cherchent peu à toucher. Mais ceux ci ont à peine réparé leur ligne endommagée, qu'ils ont devant eux une division toute entière formée depuis longtemps et qui s'avance au galop. C'est en vain qu'en abordant les dragons de l'Impératrice aux cris répétés de "dragoners garde !" la ligne entière de nombreux officiers des quatre régiments prussiens décharge sur eux, presque à bout portant, les six coups de ses revolvers : bien que l'héroïque colonel Dupart tombe blessé de deux coups de lance victime de son courage, que le Lieutenant Colonel Boby de la Chapelle soit tué à ses côtés, rien n'ébranle les dragons ; leur bravoure ne connaît point de limite ; qu'importe qu'ils soient à un contre quatre, ils frappent des coups effroyables, portant la mort et la terreur au milieu de l'ennemi épouvanté.


C'est une lutte à corps à corps, la mélée est terrible, impitoyable. L'aile gauche de la cavalerie prussienne qui a évité le choc, se jette dans les bois voisins et tente un mouvement tournant pour envelopper le brave régiment ; devant lui, comme sur son flanc, il oppose une résistance héroïque. Le colonel Dupart est tombé l'un des premiers, frappé de deux coups de lance qui ne l'ont atteint que faiblement. Une mélée s'engage alors autour de cette glorieuse victime que les insignes de son grade désignent à la fureur de l'ennemi. Le capitaine adjudant major Gauthier, bien que démonté et blessé, court au secours de son chef et, soutenu par plusieurs sous officiers, parvient à mettre les Uhlans en fuite.
En quelques minutes de lutte, le régiment a perdu 3 officiers tués (lieutenant colonel Boby de la Chapelle, le lieutenant Gosset et le sous lieutenant Bontemps), 2 officiers mortellement atteints (le lieutenant Antonin et le sous lieutenant Bouteille); outre le colonel Sautereau-Dupart, 4 officiers ont été blessés : les capitaines Gauthier et Lyet, le Lieutenant d'Angelo et le sous lieutenant Kalt. 28 dragons ont été tués et 33 autres blessés.

Licencié avec le reste de la Garde, ses cavaliers sont versés au 13e régiment de dragons le 4/2/1871


Tenue de la troupe :
Casque en cuivre, avec houpette et crinière en crin noir et plumet rouge.

Habit en drap vert clair à revers blanc (grande tenue) ou vert (petite tenue), collet écarlate, parements verts. Plastron en drap blanc, fixé à l'habit par 14 petits boutons. Un second plastron en drap vert est porté en dehors de la grande tenue.

Pantalon garance avec deux bandes vertes.
Ceinturon blanc identique à celui des cuirassiers.
Porte giberne orné d'une couronne et d'un écusson présentant un aigle au milieu de rayons.

Tenue des officiers :
En grande tenue : Habit vert en drap fin, pantalon garance avec bandes d'or, plastron blanc.
En tenue de jour ordinaire, les officiers portent l'habit frac et le chapeau.
En petite tenue, le plastron blanc est remplacé par un plastron vert.
Le tenue du matin associe le bonnet de police et la capote.

Le régiment des dragons de la Garde abrite 12 sapeurs, commandés par un brigadier




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jupiter
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 12:27


Le régiment des lanciers est mis sur pied le 1/7/1856. Il prit l'uniforme en souvenir de la Garde royale hollandaise du Roi Louis, père de Napoléon III.

Le 14 janvier 1858, le régiment subit un baptême du feu un peu particulier puisqu'un peloton du régiment, commandé par le lieutenant Noguet, escortait les souverains qui se rendaient à l'Opéra, lors de l'attentat d'Orsini qui fit de nombreuses victimes dans les rangs de l'escorte : treize lanciers sur 24 furent plus ou moins grièvement blessés et plusieurs chevaux furent tués.

Le régiment ne fut pas engagé en Italie en 1859. Lors de l'exposition universelle de 1867, le régiment fournit des pelotons d'escorte aux souverains etrangers invités dans la capitale.


En 1870, il est engagé le 16 aout 1870 lors de la charge de la brigade de France à Mars la Tour. Après avoir abandonné l'escorte de l'Empereur et rejoint l'armée au son du canon le régiment se trouve engagé à la droite de l'armée.

"Avant d'arriver sur le terrain où nous devions charger, il fallut descendre un énorme ravin, presqu'à pic, puis sauter un fossé fangeux, remonter ensuite le versant opposé, et seulement se former sur la hauteur. On comprend aisément le désordre qui s'ensuivit. Néanmoins les escadrons se reformèrent assez rapidement à la voix du colonel et continuèrent à s'avancer au pas. Les Dragons de l'Impératrice suivaient le mouvement et devaient former derrière nous une seconde ligne. Il y eut à ce moment là une certaine incertitude à savoir si nous étions en face des Prussiens ou non, la distance était encore grand et le jour tombait et, tout en avançant, on se demandait si c'était bien eux.

Au bout d'un certain temps le doute ne fut plus permis et le colonel de Latheulade s'écria en levant son sabre "Ce sont eux, chargez !" Ce commandement fut répété par les officiers et le régiment, entraîné par son vaillant chef, mais à peine en bataille, partit au galop la lance croisée. Les Prussiens arrivaient au trot, le sabre levé, en criant "Hourra ! hourra !". Quiconque n'a jamais vu ce spectacle ne peut s'en faire une idée, ainsi que du sentiment qu'on éprouve. A 20 metres, il prirent le galop et les deux troupes se rencontrèrent.

Le choc fut terrible et le premier rang fut presque complètement démonté à coups de lance. Ma lance m'avait été violemment enlevée au passage, soit que je l'aie laissée dans le corps d'un Allemand, soit qu'une vigoureuse parade me l'ait fait tomber. J'opinerai plutôt pour la première hypothèse, car j'ai ressenti une telle secousse que j'aurais été jeté hors de ma selle si je ne m'étais empressé instinctivement de lâcher ma lance. En tous les cas, il n'y avait pas de temps à perdre pour mettre le sabre à la main, mais pendant que j'exécutai ce mouvement, un dragon allemand m'asséna sur la tête un vigoureux coup de sabre qui fut heureusement paré par mon schapska, dont il entama une des faces. Je vis alors une seconde, puis une troisième ligne de cavalerie ennemie qui accourrait au secours de la première. A partir de ce moment, je ne me rappelle pas nettement de ce qu'il se passa; mais ce qu'il y a de certain c'est que la mélée était devenue générale.

Ce n'était que coups de sabres et de pistolets échangés, chevaux et cavaliers tombant les uns sur les autres, cris de toutes sortes, de rage et de douleur, en un mot, un chaos épouvantable.

J'entendis le ralliement sonner, bien qu'ayant poussé assez en avant ; je fis alors faire un demi tour à mon cheval qui heureusement n'avait rien, et j'allais au galop me rallier sur le plateau que nous avions quitté avant la charge. Ce ralliement sonné évidemment trop tôt, et que j'ai même entendu attribuer aux trompettes allemandes, connaissant nos sonneries, avait fait revenir l'ennemi, et les cavaliers allemands nous poursuivaient à présent en poussant des hourras, et arrivés sur le bord du ravin, tiraient des coups de feu avec leurs carabines sur les malheureux cavaliers qui étaient tombés avec leurs chevaux en voulant repasser le fossé fangeux dont j'ai parlé plus haut.


Les Dragons de l'Impératrice ripostaient de leurs fusils et les balles sifflaient de toutes parts.. Le colonel, son sabre rouge juqu'à la garde et la lame tordue, s'occupait sur le plateau à rallier ses lanciers et rien n'était triste comme ces hommes revenant avec des blessures horribles à la tête et à la figure et ces chevaux sans cavaliers qui instinctivement avaient suivi les autres et venaient reprendre leur place dans le rang. On fit l'appel et il manquait 170 hommes et 17 officiers dont 4 capitaines commandants sur 5. Le seul revenant était celui de mon escadron, M. de Soulages. Le commandant de Villeneuve Bargemont était également resté sur le terrain. Il n'était que blessé et parvint quelques jours plus tard à se sauver de l'ambulance où les Prussiens l'avaient transporté et il gagna Paris.

Le 2e escadron avait été le plus éprouvé. Il n'en revenait qu'un officier, le sous lieutenant Lecomte, le marechal des logis chef, le fourrier, un marechal des logis et environ quarante cavaliers. Cet escadron qui formait l'extrème droite du régiment avait chargé sans avoir eu le temps de se déployer complétement et un escadron allemand, détaché en flanc offensif, lui avait fait subir dans cette situation critique les pertes sérieuses que nous avons signalées. (De Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde)".


Le régiment n'est engagé ni à Saint Privat le 18 aout, ni durant les batailles autour de Metz. A la reddition de la Place, ses cadres sont envoyés en captivité en Allemagne. Le régiment sera dissous après la proclamation de la République.


Tenue de la troupe

Habit (kurta) en drap blanc à revers, collet et parements bleu, plastron bleu.
Epaulettes et brides en drap écarlate, ainsi que les aiguillettes.
Pantalon garance

Les lanciers portent la Czapska, avec un plumet en plumes de coq écarlates. Le port du bonnet de police est autorisé.
Le ceinturon, giberne et porte giberne sont en cuir blanc, orné d'un trophé de quatre lances.

En petite tenue, les sous officiers portent l'habit en drap bleu de ciel à passepoils blancs, boutonnant au moyen de 13 boutons, avec pattes en accolade de drap blan au collet.



Tenue des officiers

L'habit d'ordonnance est en drap fin, avec boutons dorés.
Le pantalon est orné de deux galons d'or.
La czapska des officiers est ornée de galons et soutaches en or, avec un chainette.

En petite tenue, les officiers portent l'habit en drap bleu de ciel à passepoils blancs, boutonnant au moyen de 13 boutons. La banderole de giberne est en maroquin rouge avec petits boutons dorés.
En grande tenue le ceinturon et la banderole de giberne sont recouverts d'un galon en or à trois raies bleues



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jupiter
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 12:43


Le régiment des Guides est créé par decret du 23/10/1852, c'est-à-dire deux ans avant la création officielle de la Garde Impériale. Il est formé sur la base des deux escadrons des Guides de l'état major, auquels sont ajoutés des cavaliers pris dans les régiments de dragons, de lanciers et des chasseurs d'Afrique existants. Les cavaliers provenant des autres régiments de cavalerie légère seront ajoutés en 1853, une bonne partie de la troupe provenant du licenciement du 13e régiment de chasseurs.

Sous l'influence de son premier chef de corps, le lieutenant colonel Fleury, le régiment des Guides reçoit tout de suite une tonalité aristocratique dont les traditions sont calquées sur les meilleurs régiments anglais (avec notamment l'existence d'un mess, où les officiers de tout grade se cotoient sur un pied d'égalité et une musique composée de gagistes payés très cher). Caserné à l'école militaire, le régiment de 1200 hommes est pour la première fois passé en revue par l'Empereur le 30/1/1853 à l'occasion des cérémonies de son mariage. Les Guides reçoivent un traitement de faveur de la part du régime impérial, puisqu'un peloton du régiment est systématiquement désigné pour faire l'avant garde de l'escorte du souverain. Il est aussi employé pour l'organisation des chasses impériales, des guides servant de rabateurs et d'escorte aux invités de marque.


En mars 1855, le régiment est prévu pour partir en Crimée, mais l'Empereur ayant finalement décidé de ne pas y prendre le commandement de l'armée, contre ordre est donné au grand désapointement des troupes.

Le 4/5/1859, le régiment reçoit ordre de partir pour l'Italie. Rassemblé à Marseille, il rejoint Gênes par voie de terre, puis Alexandrie. Le régiment est à Novare lors de la bataille de Magenta, et seul un peloton d'escorte du général commandant la Garde Impériale y participe. Après avoir traversé Milan et Brescia, salué par l'entousiasmes des italiens, le régiment est à Solférino et met à trois reprises le sabre à la main pour charger l'ennemi à 150 metres du front, mais par trois fois l'ennemi se dérobe.

Après la guerre, le régiment participe au défilé de la victoire à Paris. En 1866 il est au camp de Chalons pour les manoeuvres.

Le 20/7/1870, les Guides partent pour la Loraine et se réunissent à Metz. Un escadron (le 5e) sert d'escorte à l'Empereur et le suivra jusqu'à la capitulation de Sedan. Le reste du régiment est engagé le 16 aout à Gravelotte, en couverture du flanc gauche du corps de la Garde et de ses batteries d'artillerie. Il subit quelques pertes sans conséquences. Il n'est pas plus engagé deux jours plus tard à Saint Privat.
Durant le siège de Metz, le régiment subit le désastre des privations et de la capitulation, devant notamment envoyer progressivement ses chevaux à la boucherie. Après la capitulation de l'Empire, la Garde est supprimée et les escadrons des Guides sont intégrés dans les rangs du 9e régiment de hussards (le 4/2/1871).


Tenue de la troupe

En petite tenue, les guides portent le dolman en drap vert foncé, orné de 5 rangées de 18 boutons, parements garance, tresses jaune d'or. Le dolman de petite tenue a des tresses noires.

Pelisse verte, à six brandebourgs, doublée garance.
Pantalon garance à bandes jaune d'or.

Les guides portent le colback en cuir recouvert d'un manchon en peau d'ours noir.
Sabretache.

Dolman de tambour



Tenue des officiers

Le dolman d'ordonnance est en drap fin, tressé en or. les marques de grades sont disposées en pointe sur les manches.
La pelisse est tressée en or, avec une fourrure en astrakan noir, les galons de grade sont en pointe.
Pantalon garance, avec galons en or.
Banderole de giberne en galon or avec trois raies vertes.
Sabretache avec galons dorés et boucles en argent.


Joachim Joseph Napoléon 4e Prince Murat
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jupiter
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 13:04


Le régiment de cuirassiers de la Garde Impériale est créé le 1/5/1854 à Saint Germain en Laye, par ponction de vingt cavaliers d'élite de chaque régiment de dragon, carabinier et cuirassier de la ligne. Il est passé en revue par l'Empereur le 23/5/1854 qui lui remet son étandard. Le 20/12/1855, un second régiment de cuirassiers de la Garde est créé.

La brigade de cuirassiers participe à la guerre d'Italie, mais sans y subir de pertes, car restée en réserve lors de la bataille de Solférino. Le 20/12/1865, les deux régiments sont fusionnés en un régiment unique.

En 1870, le régiment est embrigadé avec celui des carabiniers de la Garde et il est rassemblé à Metz le 28 juillet. Le 16 aout 1870, à la bataille de Rezonville, les cuirassiers de la Garde sont placés en réserve au sud de Rezonville, sous les coups de l'artillerie ennemie. Le régiment est engagé dans une charge contre deux régiments d'infanterie prussienne, 152 officiers et soldats y seront blessés ou tués. Le colonel de Sainte Chapelle, alors sous officier du régiment, relate ainsi cette journée mémorable :

"Formé en bataille sur un front de 5 escadrons, le régiment se trouvait aligné au sud et près de Rezonville, plateau 308, un peu en arrière de la route qui mène de ce village à Gorze, face à l'ouest, et sous le feu des batteries prussiennes installées sur le plateau 286 au sud ouest de Vionville. Entre midi et une heure, le 2e corps du général Frossard ayant dû abandonner Vionville et Flavigny, battait en retraite sur Rezonville. Sur la demande de cet officier général, le maréchal Bazaine fit charger les cuirassiers de la Garde dans le but d'arréter la marche de l'ennemi.

Les cuirassiers de la Garde partirent au galop de pied ferme, au commandement de leur colonel. mais après un parcours de 200 à 250 metres, ils vinrent buter contre des haies et des clotures de jardin, dépendances de Rezonville et le long du chemin menant à Gorze, qui arrétèrent les trois escadrons de droite.


Le commandant Sahuqué, à la tête des deux escadrons de gauche (4e et 6e) continua de se porter en avant, tandis que ceux de droite faisaient pelotons à gauche et se remettaient face en tête par pelotons à droite, dans le sillon tracé par les 4e et 6e. Les escadrons se trouvèrent ainsi répartis en trois échelons : celui de tête formé par les 4e et 6e, les 2e et 3e en deuxième ligne, le 1er en troisième ligne, chaque ligne marchant exactement sur les traces de la première, mais à grande distance, environ 200 metres, en raison du temps perdu pour l'arrêt et la marche de flanc. Après s'être remis en bataille, les deux escadrons de tête avaient repris le galop. Nous ne voyions toujours rien car l'ennemi montait la contre pente d'un plateau, pendant que nous descendions celle du plateau précédent.

Nous franchîmes le ravin, le ruisseau à sec et gravîmes la côte. En arrivant au sommet, le terrain s'abaissant de l'est à l'ouest, , nous voyons droit devant nous le hameau de Flavigny en flamme à environ 2000 metres et en decà, la plaine noire de Prussiens à 1200 metres de nous, sur plusieures lignes irrégulières, mais se suivant d'assez près.

L'infanterie prussienne qui venait déboucher de Flavigny s'était déployée en éventail, précédée de tirailleurs largement espacés. Quand la première ligne de cuirassiers apparut sur le crête 311, à environ 900 metres à l'ouest de Flavigny, les premiers éléments du dispositif prussien firent demi tour et rallièrent à toute vitesse leurs soutiens, tandis que la réserve se portait à la rescousse.

Leur réunion hâtive donna lieu à un mélange des unités. Ces mouvements eurent pour résultat d'arréter leurs feu, tandis que la vue des tirailleurs en fuite exaltait l'ardeur de la première ligne des cuirassiers. Les cris de "Chargez et Vive l'Empereur" partirent spontanément, et tous brandissant leurs lames s'élevèrent sur leurs etriers, tout en conservant un alignement superbe.

Le groupe d'infanterie le plus rapproché se trouvait placé exactement sur la direction suivie par le 4e escadron qui le prit comme objectif de la charge, pendant que les Prussiens achevaient de se rallier. Ils se présentaient à nous sur un front sensiblement égal à celui de l'escadron. Les fantassins apprétèrent l'arme, au commandement et très correctement ; à celui de joue, tous les fusils s'abaissèrent et quand la salve éclata, nous étions à moins de cent metres. A cette première salve succéda un feu rapide, à volonté et le groupe disparût à nos yeux, masqué par la fumée.

Le centre de l'escadron vint s'écraser sur les baïonnettes. Le commandant Sahuqué, suivi de l'adjudant Fusch, et le sous lieutenant Lecler, chef du 3e pelotons, furent tués. Quelques cavaliers pénétrèrent au milieu du groupe des fantassins. Seul le maréchal des logis Chabert (placé à la droite du 3e peloton) en sortit vivant. Le maréchal des logis Scheffler, son voisin (placé à la gauche du 2e peloton) y fut tué. le capitaine commandant Thomas et le maréchal des logis chef Langlaude, tous deux blessés, mais restés à cheval, purent s'échapper par l'aile droite; tandis que le 6e escadron, placé à la gauche du 4e, donnait dans le vide et pouvait se rallier par l'aile gauche.

Il n'eut qu'un officier blessé, le sous lieutenant Bauvin. Le 4e escadron fut pour ainsi dire anéanti. Le capitaine Thomas et le maréchal des logis chef Lanflaude rallièrent 18 cavaliers après la charge; tous les autres officiers et sous officiers restèrent sur place. Tués le lieutenant en premier Bonherbe, les sous lieutenants Lecler et Cornuéjouls, les maréchaux des logis Scheffler et Trotin, brigadier fourrier Roblin. Blessés grièvement sous lieutenant Faralicq, maréchaux des logis Rémond et François. Le lieutenant en deuxième Barreau, les maréchaux des logis Chabert, Garnier, Barillot et le maréchal des logis Saint Chapelle, indemnes, furent ramassés sous les cadavres de leurs chevaux et faits prisonniers.


Le deuxième ligne fut mise en désordre par le feu de l'infanterie prussienne, déployée après la disparition de la première. Les 2e et 3e escadrons eurent un officier tué chacun : le lieutenant Boudeville et le sous lieutenant Michaux. Le chef d'escadrons de Verges et les capitaines commandants Laborde et Barroy, les sous lieutenants Decrouy et de Fromessent furent blessés et démontés.

Enfin le 1e escaron formant la troisième ligne ne put pousser loin, se trouvant entraîné par le retour de la 2e ligne. Le colonel Dupressoir, le Lieutenant Colonel Letourneur, le capitaine Casadavant, le lieutenant Davenne et le sous lieutenant Mégard de Bourjolly furent blessés et démontés. Le maréchal des logis Boiteux fut tué.
Après la charge, le régiment des cuirassiers de la garde rallié à l'est de Rezonville comptait à peine 200 hommes montés. "


C'est le 12e régiment de cuirassiers qui relèvera les traditions des cuirassiers de la Garde en 1871.


Les cuirassiers (troupe) portent en grande tenue à pied, une tunique bleue foncée (1er régiment) ou bleu de ciel (2e régiment), à 9 gros boutons, collet droit et pattes de parements écarlates et jupe de 230 mm doublée en drap écarlate.
Pantalon blanc (grande tenue) ou garance (tenue d'ordonnance).

Ceinturon en buffle blanc, avec plaque de cuivre estampillée d'une grenade (la même que celle des dragons).


Les officiers de cuirassiers portent la même tunique que la troupe, mais en drap fin.




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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 13:10


Les deux régiments de carabiniers coexistent entre 1825 et 1865. Ils ne participent à aucune campagne durant le second empire et restent casernés en France durant toute cette période. Lors le coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1851, ils campent sur les champs élysées et patrouillent sur les boulevards de Paris afin de dissuader les émeutiers.


Sous l'Empire, les deux régiments de carabiniers font régulièrement le service d'honneur auprès du chef de l'Etat, notamment lors du mariage de l'Empereur. Entre 1858 et 1861, la brigade des carabiniers est en garnison à Versailles et, sans faire partie de la Garde Impériale, elle figure dans toutes les revues et dans les rassemblements avec celle-ci. Dans ses mémoires, le général du Barail raconte que "le 1er régiment de carabinier passait pour un des plus beaux de l'armée française et il est certain qu'avec ses cuirasses de cuivre, ornées d'un soleil d'argent et ses casques à grande chenille rouge, il donnait un spéctacle théatral merveilleux et avait l'air de sortir d'une féérie".

En juillet 1861, une querelle s'étant élévée entre les carabiniers et la Garde et ayant dégénéré en rixe, les carabiniers sont punis et envoyés en garnison à Luneville.


En 1862, la brigade prend part aux manoeuvres du camp de Chalons et l'année suivante le 1er régiment est envoyé à Tours et le second à Vendôme. Durant trois ans, les régiments vont faire les délices de la société de touraine, le corps des officiers organisant chasses, bals et dîners...

En novembre 1865, les deux régiments de carabiniers sont fusionnés en un corps unique de la Garde Impériale : le régiment de carabiniers de la Garde Impériale. Le régiment prend alors garnison à Melun, sous le commandement du colonel de Gramont, précédemment chef de corps du 1er régiment de carabiniers.

Après avoir été en garnison à Saint-Germain, puis à Compiègne, le régiment entre en guerre en 1870, dans la divison de cavalerie de la Garde du général Desvaux. Il est peu engagé lors de la bataille de Gravelotte, puis doit subir le difficile siège de Metz et la capitulation.

En 1871, les carabiniers disparaissent et les troupes du régiment contribuent à former le 11e régiment de cuirassiers.


En novembre 1865, les deux régiments de carabiniers de la ligne sont fusionnés en un régiment unique qui est appelé dans la Garde. Les officiers portent une tenue proche de celle des cuirassiers, mais la tunique est bleu clair, avec collet et pattes de parements écarlates. Le casque en cuivre est surmonté d'une chenille en crins écarlate. La cuirasse porte un soleil en métal blanc sur le devant.
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 13:24


Les Chasseurs à cheval de la Garde 1870

A la reconstitution de la Garde Impériale, en mai 1854, une brigade de cavalerie est comprise dans son effectif. Il faut attendre avril 1856 pour que la mise sur pied de cette troupe soit réalisée.

Le licenciement du 4e régiment de chasseurs d'Afrique permet de trouver les principaux éléments nécessaires à la formation du régiment des Chasseurs de la Garde et de ses 4 premiers escadrons formés en Crimée. Mais des éléments provenant des autres régiments de Chasseurs d'Afrique, ainsi que ceux des 1er et 4e régiments de Hussards, aussi présents en Crimée, contribuent à sa formation. Celle ci est complétée de deux escadrons (5e et 6e), formés en Algérie.

Les escadrons ainsi formés se rejoignent à Compiègne, première garnison du régiment. C'est le 7 novembre 1856 que l'Empereur passe pour la première fois en revue le régiment ainsi constitué et distribue les décorations gagnées sur les champs de bataille de Crimée. Les Chasseurs comprennent 1272 hommes. L'Aigle lui est donné le 6 mai 1857 au Champ de Mars, lors d'une revue passée en l'honneur du Grand Duc Constantin de Russie.


A la fin avril 1859, le régiment reçoit l'ordre de se mettre en route pour l'Italie. Rassemblé à Marseille, il ouvre la route de la division de cavalerie de la Garde et rejoint Gênes par la route de la corniche. Ayant atteint Alexandrie début juin, il passe le Pô, puis la Sesia. Le 2 juin, il aborde le Tessin devant Magenta. Après avoir franchi les ponts sur le Tessin, le corps de la Garde Impériale est isolé devant les autrichiens et la situation devient critique.

"Le général Cassaignoles, ce héros sorti du rang, qui sous une enveloppe un peu grêle cache un coeur vaillant et une âme de feu, accourt à ce moment avec 110 chasseurs à cheval de la Garde (3e escadron), franchit le canal et se jette brusquement sur la gauche de la route. Les Autrichiens s'apercevant du petit nombre de leurs ennemis forment leurs colonnes d'attaque pour reprendre les positions perdues. A cette vue et malgré les difficultés d'un terrain peu favorable à la cavalerie, le général Cassaignoles lance vigoureusement plusieurs fois à la charge ses vaillants petits chasseurs à cheval qui, à peine ralliès, se rejettent sur les rangs ennemis où ils font de sanglantes trouées. A la troisième charge le capitaine Bertrand, commandant l'escadron, est frappé d'un coup de baïonnette ; son capitaine en second Robillard, blessé légèrement, a son cheval tué, le lieutenant Cornée est également atteint, le brigadier Ceccaldi et une quinzaine de chasseurs à cheval sont également atteints (La Garde - Richard)".

Les efforts de l'escadron restent sans effet et la troupe doit repasser le canal. Le 6e escadron est quant à lui engagé à l'avant garde de la division Camou. La victoire est acquise grace à l'intervention du corps d'armée du général Mac Mahon. Le régiment perd six blessés dans la journée.


Entré à Milan le 8 juin, le régiment poursuit l'armée Autrichienne qui fait finalement demi tour pour affronter l'armée française à Solférino, le 24 juin. Le régiment est engagé vers 3 heures du soir, alors que le 10e hussards autrichien cherche à repousser la division de cavalerie de la Garde. Les Chasseurs chargent cette troupe et la repoussent jusque sous le feu des batteries autrichiennes qui arrêtent la poursuite. Sept chasseurs sont blessés dans l'engagement, qui est alors stoppé par un vilent orage qui suspend tout mouvement.La guerre finie, le régiment rentre en France et participe au défilé des troupes à Paris le 14 aout.

Entre 1860 et 1870, le régiment enchaine les garnisons entre Saint Germain, Paris, Melun, Fontainebleau et Compiègne.

Durant la guerre de 70, les Chasseurs de la Garde se rassemblent à Metz le 28 juillet et se retrouve attaché à la division des voltigeurs de la Garde. Le 16 aout, lors de la bataille de Gravelotte, il eclaire le flanc gauche de la division des Voltigeurs mais n'est pas engagé. Il ne l'est pas non plus, ni à Saint Privat, ni durant le siège de Metz. Le 28 octobre, le régiment est compris dans la capitulation de Metz. Durant la guerre, l'escadron de dépôt reste à Paris et garde les Tuileries, puis contribue à la formation du 1er régiment de cavalerie mixte (formé des escadrons de dépôt des régiments de cavalerie de la Garde) qui sert lors du siège de Paris.

Après la campagne, le 4/2/1871, le régiment est dissous et forme le 13e régiment des Chasseurs à cheval.



Tenue des hommes de troupe et des sous officiers :

Le régiment est habillé à la hussarde, avec un dolman en drap vert clair, orné de 5 rangées de 18 gros boutons, parements garance, tresses en laine blanche.
Pantalon garance à bandes blanches.
Ils portent le talpack noir, de forme cylindrique, en carcasse de cuir recouverte de phoque noir, avec flamme écarlate terminée par un gland de laine blanche et aigrette en crin blancs.
Jusqu'en 1860, les chasseurs portent le cordon de talpack (dit fourragère) en laine blanche tressée. 1860 voit aussi l'introduction de la sabretache

En grande tenue, les chasseurs portent le talpack, la sabretache et le porte giberne. Dans la tenue de ville, le talpack est remplacé par le schako et ni la sabretache, ni la giberne ne sont portés.


Tenue des officiers
Le dolman d'ordonnance est tressé en argent, ou en poils de chêvre noir pour la petite tenue. Les grades sont indiqués par les noeuds hongrois des manches.
Les officiers portent le talpack avec plumet en vautour blanc, le schako noir pour la petite tenue ou le bonnet de police en drap vert, passepoils garance et orné d'une grenade surmontant un cor de chasse.
Pantalon garance, orné de deux bandes argentées sur le côté.
Le ceinturon et porte giberne sont recouverts d'un galon argent rayé de vert en grande tenue, ou en cuir verni noir pour la petite tenue.
Après 1860, les officiers portent la sabretache (drap vert argent en grande tenue ou cuir verni noir).
Ils sont armés du sabre d'officier de cavalerie légère modèle 1822.


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cuir

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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 14:35

Bonjour
Merçi a vous tous,photos superbes,et que dire des coiffures....magnifiques.
pour la petite annecdote,j'ai échangé il y a 25 années de cela un petit cadre contenant un morçeau de drapeau du 1 er régiment des zouaves de la garde impériale ce cadre était marqué:
(Souvenir des zouaves de la garde.
Metz 22 sept 1871)
avec le temps je me rend compte que j'aurai due le garder /aerf/
pour ma contibution.
mon officier des dragons de l'impératrice.


amicalement

Gilles
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skaal

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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 15:47

Bonjour
pour alimenter ce passionnant post
Un mannequin de chasseur à cheval de la garde en configuration grande tenue 1870 (banderolle de giberne simple)
Les effets et équipements sont authentiques y compris le pantalon de cheval, typique de la garde avec ses poches de hanche cavalière.
J'ai changé la photo...





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laurent1488

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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Mer 28 Nov 2012 - 20:41

bonsoir,
merci à Jupiter,skaal et cuir d'alimenter ce magnifique post, je n'ai quasiment rien en GI à part un livret du 3éme Voltigeur, si cela vous intéresse je vous ferez quelques photos ( il a participé au siège de Rome).
cordialement

Laurent

ps: merci pour tes photos en mp cuir.
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jupiter
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Ven 30 Nov 2012 - 13:13

Bonjour à tous

merci de votre contribution et je termine ce post avec l'artillerie et la gendarmerie de la Garde.... study

Le régiment d'artillerie à cheval de la Garde est aussi crée en 1854 et le régiment à pied (artillerie montée) en 1855. Enfin, la Garde est aussi composé du Génie (deux compagnies de 1855 jusqu'à 1865) et du train des équipages (3 compagnies).


Le régiment à cheval est créé le 1/5/1854 à 6 batteries et d'un cadre de dépôt. Il participe aux campagnes de Crimée, d'Italie et du Mexique avant d'être engagé lors de la guerre de 1870.

Le régiment monté est créé le 17/5/1855. D'abord dénommé régiment à pied, il devient régiment monté le 20/2/1860. Composé de 8 batteries, il participe aux campagnes d'Italie et du Mexique avant d'être engagé lors de la guerre de 1870.



L'escadron du train des équipages de la garde est créé le 17/2/1855. Les compagnies du train de la Garde sont engagées en Italie, au Mexique et en 1870.


Uniformes:

Régiment monté : Dolman en drap bleu foncé (puis noir), orné de 3 rangées de boutons, parements et tresses ecarlate, pantalon bleu à bandes ecarlates. Le dolman d'ordonnance est garni de tresses d'or. Les artilleurs portent le talpack noir, avec flamme ecarlate et aigrette blanche.

Tenue des officiers la tenue des officiers d'artillerie de la Garde est commune pour les deux régiments.

Dolman en drap noir à 5 rangées de boutons dorés, garni de tresses et soutaches en or pour le dolman d'ordonnance, le dolman de petite tenue est tressé en poils de chèvre noir, avec marques de grades en noeuds hongrois. Une pelisse est souvent portée avec la tenue du matin : redingote noire, pourvue de 6 tresses à la hussarde et d'une bordure en astrakan noir. Pantalon en drap bleu foncé, avec deux galons or encadrant un passepoil écarlate sur les côtés. Talpack en peau de castor, avec flamme et plumet, ou bonnet de police. Cordon fourragère (jusqu'en 1860) en or (grande tenue) ou poil noir (petite tenue).

escadron du train d'artillerie de la Garde.
En grande tenue, le tressage du dolman des officiers est en argent et non en or. En petite tenue, la tunique peut être portée

Train

Grande tenue
Dolman gris de fer foncé tressé en argent, marques de grades en galons pointus,
pantalon garance à deux galons d'argent, schako avec plumet.
Jusqu'en 1860 les officiers portent le cordon fourragère en argent ou poils de chèvre noir. Giberne des officiers d'artillerie à cheval.

Petite tenue
Le dolman est tressé en poils de chèvre noir, les marques de grades consistent en noeuds hongrois en argent,
pantalon garance avec galons en argent, bonnet de police ou schako


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jupiter
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Ven 30 Nov 2012 - 13:26

Un régiment de Gendarmerie à pied (trois bataillons en 1855, puis deux en 1858) est aussi affecté à la Garde. Il disparait en 1869, de l'escadron à cheval de la Garde (devenu en 1864 l'escadron des Gendarmes d'élite).



Le rétablissement de la Garde s'accompagne de la création d'un régiment de gendarmes à pied en mai 1854. Envoyé en Crimée, le régiment s'illustre lors des combats du 7 juin 1855, echec coûteux de l'armée française qui coûte 5 officiers et 136 gendarmes au bataillon. Rappatrié en France après cette date, il ne sera plus envoyé en campagne avant 1870.

En aout 1854, un escadron de gendarmerie à cheval est aussi créé. Le 16/4/1864, cette unité est rattachée à la maison militaire de l'Empereur et est redénommée escadron de gendarmes d'élite. Il accompagne le souverain durant le guerre de 1870.

Uniformes

Régiment à pied

Grande tenue : Habit en drap bleu foncé, collet et parements bleux, plastron ecarlate, pantalon bleu clair à bandes bleu foncé. Bonnet à poils.

Petite tenue : Habit en drap bleu foncé, collet et parements bleus foncé, plastron bleu foncé, pantalon bleu clair. Chapeau tricorne



Escadron de gendarmes à cheval

Habit de grande tenue : Uniforme semblable à celui du régiment à pied, avec plastron écarlate. En revanche le pantalon blanc est porté pour les grandes tenues.

Habit de petite tenue : Spécificité de l'escadron à cheval, l'uniforme est composé d'un habit, fermé sur le devant par 9 gros boutons. Pantalon bleu clair avec bandes de drap bleu foncé pour la petite tenue à pied et sans bande pour la petite tenue à cheval.








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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Ven 30 Nov 2012 - 13:47

Bonjour Laurent1488

Sur la photo dont tu as posté, je retrouve le célèbre tambour major: Charles Obzée Duchemin



Charles Obzée Duchemin - Tambour-Major

Né à la Guadeloupe le 19/5/1833. Il s'engage au 5e régiment d'artillerie en 1853. Passé au 16e régiment de la même arme, il y fut successivement brigadier en 1854 et maréchal des logis en 1857.

Il entre avec son grade au régiment d'artillerie à pied de la Garde. Sa belle prestance et ses qualités militaires lui valent d'être nommé tambour major d'abord au 70e régiment d'infanterie, puis au 1er régiment étranger en 1861 et enfin aux zouaves de la Garde en 1862. Il occupe ce poste prestigieux pendant cinq ans.

Libéré en 1867, Duchemin s'engage la même année au 2e régiment du génie où, six mois apès, la canne de tambour major lui est confiée ; il la garde jusqu'en 1870. Alors, afin de prendre une part plus active à la guerre contre l'Allemagne, il entre en qualité de maréchal des logis au 11e régiment d'artillerie, où il est aussitôt nommé adjudant.

Promu sous lieutenant le 31/12/1870, il passe l'année suivante au 2e escadron du train des équipages, où il obtient le grade de lieutenant en second en 1876. Lieutenant en premier au 18e escadron du train en 1877. Duchemin est nommé capitaine en second au 3e escadron en 1882, puis capitaine commandant en 1885.

Admis à la retraite le 27/10/1885, il se retire à Angers où il meurt le 10/7/1908.

Il a fait les campagnes d'Orient de 1855 à 1856, d'Italie, d'Afrique en 1861, contre l'Allemagne et a servi en Algérie de 1871 à 1873, et en Tunisie de 1881 à 1883. Médaillé militaire en 1866, chevalier de la Légion d'Honneur en 1881, il possédait les médailles de Crimée, d'Italie et la Valeur militaire sarde.
Il fut remplacé aux zouaves de la Garde par Coquibus, ancien tambour major de l'école de Saint Cyr.





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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Ven 30 Nov 2012 - 14:18


bonjour
jupiter

bravos tu as fait un bon travail

gégé
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laurent1488

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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Ven 30 Nov 2012 - 15:30

bonjour Jupiter,
hé oui ! il est la !! bravo encore pour ton post.
cordialement
laurent
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MessageSujet: Re: La GARDE IMPERIALE 1870   Dim 2 Déc 2012 - 16:42

Bonjour à tous,

Petite contribution à cet excellent post, merci Jupiter, cuirasse et casque de la garde impériale modifiés.



Bien visible sur le casque la suppression du N et son remplacement par la grenade.



Bon dimanche
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