AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Lettres de poilus

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Souchez 62

avatar

Nombre de messages : 454
Age : 68
Localisation : Souchez prés d'Arras 62
Date d'inscription : 09/06/2013

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Dim 19 Mar 2017 - 12:05

/super/ /merci/ /super/
Revenir en haut Aller en bas
rhonyx

avatar

Nombre de messages : 35
Age : 33
Localisation : Environ de Chartres (28)
Date d'inscription : 14/03/2010

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Dim 19 Mar 2017 - 20:33

Merci pour le partage.

La lecture de tes lettres et le visionnage des photos est vraiment très intéressant.
Vivement la suite...
Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Dim 19 Mar 2017 - 20:45

Je vous remercie tous les deux Smile

Les lettres il faudra attendre un peu car ça prend du temps et en ce moment je suis pas mal occupé... je reprendrai durant mes vacances en juillet.
En attendant j'ai quelques documents à partager avec vous. Je le ferai dans la semaine Smile

Bonne soirée /biere/
Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Jeu 23 Mar 2017 - 20:56

Bonsoir,

Voici quelques nouvelles photos


Une photo du garage de la famille. Paul est tout à gauche. Le pilote est un celebre coureur automobile de l'époque si j'en crois le commentaire.


Un petit document sympa de mon arrière grand père


La premiere page du livret militaire de Pierre Poix. L'état est deplorable mais c'est important de le conserver au maximum

/biere/
Revenir en haut Aller en bas
Daneck



Nombre de messages : 398
Localisation : Marne
Date d'inscription : 11/08/2012

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Jeu 23 Mar 2017 - 21:40

Bonsoir,

encore une fois, merci pour le partage.

Daneck
Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Ven 24 Mar 2017 - 18:57

Bonjour,

Je vous en prie Smile

/biere/
Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Lun 8 Mai 2017 - 17:23

Bonjour à tous,

En ce 8 mai je me suis dit que je pouvais partager ce document de mon arrière grand père Pierre. Combattant de la Grande Guerre il a vécu la seconde guerre mondiale.
Voici ce qu'il écrit lors de la débâcle, c'est vraiment sous forme de notes donc c'est assez brouillon mais on imagine bien la confusion dans laquelle la population pouvait être.

De Pierre Poix
(Page 1) Retraite de France juin 1940

Vendredi matin les 1eres voitures de réfugiés qui passent ! venant d’alsace toute la journée se passe dans l’angoisse, qu’allons-nous voir.

Nuit de samedi 15 à dimanche aller chercher Simone à Bletterans à minuit avec Gaby qui venait de rentrer de Vichy avec la receveuse des postes. Toute la nuit les soldats sont rentrés pour boire le café et manger. Une famille de réfugiés a couché dans notre chambre du 2eme. Vers les 2h du matin on nous dit que les allemands sont à Dole, alors cette famille descend avec leur fourbi et matelas et les voilà partis. Veillée lugubre où les voitures et camions de réfugiés ne cessaient de passer sur la route.
Mme Mouchot préparait ses paquets nous les valises, quand vers 7h du matin Mlle Roussin infirmière vient trouver Simone pour lui donner mon adresse et lui offrir l’hospitalité. Simone se décide de partir avec elle et Gaby et son petit-8h- heure du départ ! (adien) par la rue des moulins- Charlotte les accompagne. Quand Louisette s’amène toute affolée avec sa mère et sa gosse dans une charrette, "on part à Lyon" dit-elle, courrez vite dans la rue des moulins lui dis-je, vous allez les rejoindre. En gare départ du train à 9h vers l’inconnu ?.... Journée de dimanche plus angoissant encore_ l’armée en déroute passe… mêlée avec les réfugiés, route entièrement encombrée de voiture, camion, vélos, piétons, lamentable défilé.

(Page 2) Dimanche soir, on se dit que faire ? on avait dit le matin que nous partirions en auto dans la journée ! mais vu ces routes tellement encombrée on attend encore, puis lasse de fatigue. On se couche- une nouvelle famille de refugié couche à nouveau dans la chambre quand à minuit, ils nous appellent en disant "nous partons" ils vont à Mont-s-Vandray alors nous voilà tous debout, et décidons à partir ! réveil des gosses, préparatifs de paquets emballage dans la remorque de choses nécessaire : gaz, couvertures, matelas. Nous voilà parti ! nuit de dimanche 16 à lundi 17- arrivés rue Travot nous ne savons plus ce que nous voulons faire, où fuir ! quand nous vient une idée : si nous montions à Chamole. Là nous ne verrions pas l’entrée des troupes, bonne inspiration et nous voilà parti. Déballage chez Mme Mandrielon où nous y passons la journée si calme et la nuit. Lundi à 8h du matin la famille Arlin arrive également chez Dubois, nous dormons tous à Chamole, quand vers les 2h de l’après-midi Paulette Arlin vient nous dire « on a demandé une suspension d’armes, triste nouvelle en songeant à tous ces malheureux mais soulagée enfin en songeant à la fin de ce cauchemar ». Alors Pierre et Paulette descendent les sentiers pour venir voir ce qu’il se passait à Poligny. Paulette remonte seule le soir pour apporter du pain et redescend à 9h du soir avec P. Arlin.

(Page 3) Coucher à Chamole de la nuit de lundi à mardi- nuit calme. Reposante. Les enfants couchent sur les matelas par terre. Mardi, Pierre vient nous chercher et après midi, remballons notre fourbi pour rentrer à la maison. Mardi dans la nuit, disparitions de tous nos outils et du cric. Mercredi l’armée allemande défile sans arrêt sur la route avec tout leur matériel. Jeudi également, distribution gratuite de pains, café, sucre. Vendredi est calme – et attendons les évènements. Les jours sont longs sans nouvelles ! ni lettres ni journaux. S’en est fait de la France. Elle vient de capituler ! vendredi 21 à 7h du soir signature de l’armistice avec l’Allemagne ! continuation des pourparlers avec les italiens.
Tout est consumé ! la cessation des combats aura lieu ce soir lundi 24 juin 1940 entre la France et l’Allemagne- Italie _ à minuit 35_ jour mémorable. Pauvre France ! elle aura bu le calice jusqu’à la lie.
25 juin. Grande journée de deuil nationale 27 juin. Poligny occupé par les allemands.


Ce n'est pas trop un sujet pour ce forum mais je me suis dit qu'on pouvait faire une petite exception en ce jour.

/biere/
Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Dim 8 Juil 2018 - 21:25

Bonsoir à tous,

Après un long moment de calme je m’apprête à relancer le post.

Jusqu’à présent je vous ai parlé uniquement de la famille de ma grand-mère maternelle.
Il y a peu j’ai eu le bonheur de rencontrer le cousin de mon grand-père paternel qui a effectué un fantastique travail sur notre famille.

Une fratrie de trois frères: mon arrière grand père Victor et mes arrières grands oncles Léon et Désiré.

Les lettres sont magnifiques. J’ai été extrêmement touché par certaines, à tel point que les larmes sont venues.

J’ai hâte de vous partager ces témoignages!

Pour en revenir à la partie de ma famille déjà présentée. Si je retrouve des lettres intéressantes je les partagerai ici.

A très vite sur le post /biere/
Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Mar 10 Juil 2018 - 14:31

Bonjour à tous,

Désiré part au combat dès le mois d'août. Il est affecté au 235ème R.I, régiment « de réserve» du
35ème. Il est presque immédiatement au feu !

Il est blessé le 13 août, lors du combat « du Moulin de la Caille», qui fit 800 victimes, mais stoppa l'avance allemande vers Belfort.

Désiré perd la vie le 25 septembre 1915. Il laisse derriere lui de très belles lettres que j'aurais le plaisir de partager avec vous.

A l'été 1919, Victor, constate que sa blessure ne figure pas dans les états de service de son frère. Il décide d'écrire une lettre au Colonel Commandant le 35ème Régiment d'infanterie pour faire corriger cette erreur. Et cette lettre se fonde sur le récit que Désiré lui-même avait fait de ce combat.

Victor écrit:

« Mon frère, à la mobilisation, a été affecté à la 23e Cie de 235e RI de réserve dont le capitaine était le capitaine Jules Jappy. Le 13 août 1914, au cours de l'affaire malheureuse du Moulin de la Caille près de Montreux, tandis que nombre d'hommes de la 23 Cie étaient tués dont le capitaine Jappy, ou blessés, mon frère était atteint d'une balle à l'épaule; il fut soigné le 14 août au matin à l'hôpital de Belfort, évacué le 15 sur Besançon, puis sur Lons-le-Saunier à l'hôpital auxiliaire installé au lycée de jeunes filles ; il revint au dépôt du 35 à Besançon fin septembre.

D'après le récit qu'il m'en a fait, mon frère avait réussi à franchir l'espace balayé par les mitrailleuses boches sans accident. Arrivé au bois voisin dans la direction de Petit Croix et espérant un regroupement des éléments français, mon frère est resté à proximité du lieu de combat en lisière du bois et s'est ainsi trouvé, à un moment donné, isolé, puis en présence de deux soldats allemands avec qui il a échangé plusieurs coups de feu ; il reçut alors une balle dans l'épaule tandis que lui-même blessait un de ses adversaires qui abandonnèrent le combat.

Je garantis d'une façon absolue l'exactitude des renseignements concernant mon frère pour cette période. Je me trouvais moi-même à Belfort dès le 1er août au matin comme officier gérant une section de boulangerie de campagne installée au parc de la Concentration.»



Bonne fin de journée

Revenir en haut Aller en bas
Vléo

avatar

Nombre de messages : 248
Age : 18
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Lettres de poilus   Mar 17 Juil 2018 - 15:02

Bonjour à tous,

une nouvelle lettre de Désiré à son frère Victor.

18 février [1915],

J'ai reçu ta dernière lettre il y a trois ou quatre jours, j'étais alors dans une tranchée en petit poste à une quarantaine de mètres des Allemands. Et comme sur tes lettres tu ne les ménages pas, j'ai déchiré immédiatement ce que je venais de recevoir. Car il faut tout prévoir, je peux être blessé, fait prisonnier, et ces êtres n'aiment pas que l'on parle mal d'eux. Aussi je ne sais plus au juste ce que tu me racontais.
Je me souviens néanmoins que tu me disais que ta vie plus active te plaisait beaucoup. Tant mieux, tu pourras au moins raconter ce que tu auras vu, quand tu reviendras dans quelques mois.

Pour l'instant, je suis dans les tranchées, non loin de celles que j'ai occupées quelque temps sur la fin de novembre. Nous y restons deux ou trois jours, puis nous redescendons dans un petit village au pied du plateau pour un temps d'égale durée. Les tranchées sont creusées dans un sol très meuble ; mais le sous-sol est quelque peu argileux, aussi l'eau ne s'infiltre-t-elle pas vite. Profondes de 2,50 m à 3 mètres, elles sont fort peu larges, et la terre qui a été rejetée de chaque côté pour former le parapet s'écroule parfois sous l'action de la pluie et de la gelée, et tombe au fond de la tranchée où elle forme une boue plus ou moins gluante. Par endroits, c'est un véritable bourbier profond de quarante à cinquante centimètres; souliers et jambières disparaissent jusqu'à mi-jambe, et l'on est obligé de se cramponner aux parois pour s'en retirer. Le service est assez pénible : c'est ainsi que pendant deux jours de tranchée, j'ai pris quarante-huit [heures] le petit poste sans pouvoir prendre une heure de véritable repos; aussi est-ce avec plaisir que nous redescendons au village à la relève.
Là non plus, nous ne sommes pas en sûreté ; des obus éclatent parfois au-dessus et l'un d'eux est venu causer un deuil pour toute la compagnie en tuant notre capitaine.

J'étais bien en train d'écrire une lettre lorsque l'on crie dans la cour : " le capitaine est blessé ". Le pauvre il était tué. Encore un bras de chemise, il était sorti sur le seuil de sa porte pour s'assurer si aucun de ses hommes n'était dans la cour; lorsque un éclat d'obus le frappa en pleine poitrine ; il porta ses mains à l'endroit atteint, pivota sur lui-même, et s'affaissa perdant connaissance. Cinq minutes après il était fini; il est parti sans souffrance. Si je dois être tué, c'est comme cela que je voudrais l'être, d'un seul coup. Tu sais, mon cher Victor, si j'étais simple soldat, je pourrais encore m'en tirer, mais comme sergent, il faut entraîner les hommes, montrer l'exemple, et ceci ne se fait pas sans danger. Mais sois certain que je ne m'exposerai pas inutilement.

Je ne sais pas ce que fait Léon, ni s'il est toujours à Besançon, voilà plus de quinze jours que je suis sans nouvelles de lui. Bon courage et bons baisers de ton frère.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Lettres de poilus   

Revenir en haut Aller en bas
 
Lettres de poilus
Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
 Sujets similaires
-
» lettres de poilus
» Poilus, les lettres interdites par DO ESPIRITO
» DUT Edition ou DEUG lettres modernes ?
» Mots de 5 lettres - 2
» Mots de 4 lettres - 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Histoire :: Histoire de soldats-
Sauter vers: